Chauffe-eau solaire... L'eau chaude est par-dessus nos têtes !

Energie renouvelable et propre par excellence, le solaire est partout même sous votre douche ou dans votre lavabo ! Pour autant bien sûr que vous soyez équipé d'un chauffe-eau solaire ou si vous prévoyez son installation pour votre déménagement. Mais au fait, comment est-ce-que cela fonctionne exactement ?

 

Chauffe-eau solaire : de l'eau chaude jusqu'à 3 fois moins chère !

 

Le chauffe-eau solaire individuel (appelez-le CESI) est un dispositif au fonctionnement finalement très simple : il capte les rayons du soleil pour que ceux-ci réchauffent l'eau de vos douches et vos robinets CESI.

Un chauffe-eau solaire peut couvrir selon la région et le nombre d'occupants du foyer jusqu'à 70 % de vos besoins en eau chaude (1) !

Et comme il utilise une énergie 100 % renouvelable et gratuite, il peut diviser par deux ou par 3 vos dépenses en eau chaude (1)! Voilà qui mérite bien quelques explications...

(1)Source Ademe

 

Oh, regardez, il y a un ballon d'eau chaude sur le toit !

 

Un chauffe-eau solaire est composé essentiellement de capteurs solaires posés sur le toit ou sur une terrasse reliée à un ballon de stockage d'eau. Il ne faut pas confondre ces panneaux solaires avec les panneaux photovoltaïques qui, eux, produisent directement de l'électricité.

A l'intérieur des capteurs, circule un fluide caloporteur. Une fois chauffé par les rayons du soleil, ce liquide va se diriger, via un circuit de canalisations calorifugées, vers le ballon rempli d'eau, dont la capacité se situe généralement entre 100 et 400 litres. L'eau du ballon est ainsi elle-même réchauffée, prête à alimenter lavabos, éviers et douches de la maison...

Partant de ce principe finalement assez simple, il existe 3 types de chauffe-eau sanitaire individuel.

 

OESI monobloc : le moins cher mais pas le plus esthétique !

 

chauffe eau solaire ballonComme son nom l'indique, le chauffe-eau solaire monobloc est constitué d'un seul tenant. Les capteurs et le ballon sont regroupés sur un même châssis et donc ensemble sur le toit.

Le résultat n'est pas forcément des plus esthétique mais le monobloc présente plusieurs avantages :

Aucun besoin d'électricité pour le faire fonctionner. Le fluide chauffé remonte naturellement vers le ballon de stockage.

 

Un équipement simple et durable ne nécessitant quasiment aucun entretien. Un investissement peu onéreux.

Cependant le monobloc souffre d'une déperdition de chaleur non négligeable entre le ballon et votre installation sanitaire. Ce phénomène inévitable s'explique simplement par l'emplacement du ballon, situé à l'extérieur et donc soumis aux baisses de températures.

C'est pour cela qu'il est plutôt utilisé dans les pays chauds ou en préchauffage d'un système d'eau chaude préexistant.

 

CESI à thermosiphon : comme le monobloc, mais en mieux !

 

chauffe eau solaire ballonMalgré son nom barbare, le chauffe-eau solaire à thermosiphon est une solution plutôt intéressante. Il fonctionne un peu comme un monobloc... A la différence que ce n'est pas un monobloc ! Les deux éléments sont en effet séparés : capteurs sur le toit ou sur un toit-terrasse et ballon à l'intérieur.

Les avantages sont les mêmes que le CESI monobloc : économique, durable, pas de besoins en électricité, peu d'entretien.

 

Mais surtout très peu de déperditions de chaleur, puisque le ballon se trouve à l'intérieur.

En revanche, le ballon doit impérativement se situer, comme pour le monobloc, au-dessus des capteurs pour que la chaleur du fluide échauffé remonte naturellement vers le ballon. Cela peut supposer une gymnastique architecturale pas très évidente. Par exemple choisir de poser les capteurs tout en bas du toit, et le ballon au plus haut des combles.

 

 

 

CESI à circulation forcée : le plus répandu en France !

 

chauffe eau solaire ballon

Si vous ne pouvez pas installer un ballon au-dessus des capteurs, alors le chauffe-eau solaire à circulation forcée est fait pour vous !

Contrairement aux modèles précédents le ballon de ce type de chauffe-eau peut être installé plus bas que les capteurs. La circulation du fluide caloporteur entre les capteurs sur le toit et le ballon plus bas à l'intérieur est générée par un système électrique de pompe et de stimulateur.

On doit donc avoir dans ce cas recours à l'électricité pour utiliser ce chauffe-eau, mais finalement en très faible quantité.

 

Le CESI à circulation forcée est plutôt simple à poser et très efficace à l'usage. Il s'impose, et de loin, comme le système de chauffe-eau sanitaire individuel le plus répandu en France, même s'il coûte sensiblement plus cher à l'achat et à l'installation que les autres systèmes.

 

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