Quels sont les modes de cuisson des aliments les moins énergivores ?

La cuisine s’est mise au vert : le plébiscite des produits bios et la reconnaissance du « fait maison » en sont les preuves les plus flagrantes. La conscience écologique commence à gagner les esprits, et cela se traduit aussi dans notre manière de cuisiner les aliments. Petit tour d’horizon des modes de cuisson les moins voraces en énergie !

 

1) La cuisson solaire

 

Cuisson moins energivores

L’énergie inépuisable par excellence, c’est le soleil. La démocratisation des panneaux photovoltaïques le prouve : le soleil nous veut du bien. C’est donc tout naturellement que la cuisson solaire a commencé à poindre le bout de son nez avec l’apparition de cuiseurs, barbecues, et séchoirs solaires.

Et le résultat est là : pas besoin d’eau, d’électricité, ou de gaz. On ne peut pas faire plus écologique et plus respectueux !

 

2) L’autocuiseur

 

L’autocuiseur, ou cocotte-minute, est de loin l’appareil de cuisson le plus moins gourmand en énergie qui existe. Son mode de fonctionnement est très simple : tout est une question de pression atmosphérique.

A l’inverse d’une casserole classique, l’eau est chauffée à plus de 100 °C, atteignant jusqu’à 125 °C à cause de l’augmentation de la pression. Avec une cuisson rapide et nécessitant très peu d’eau, il permet de réduire de moitié des dépenses énergétiques ! C’est de loin le mode de cuisson le plus sain. 

 

 

3) La vapeur douce

 

La cuisson à la vapeur douce est très prisée par les adeptes du bio. Les aliments sont placés sur un bambou perforé muni d’un couvercle, et sous lequel l’eau est portée à ébullition. Une fois devenue vapeur, l’eau va lentement s’élever et cuire les aliments tout en préservant leurs apports nutritionnels et leur saveur.

Petite astuce pour écourter le temps de cuisson, et donc faire des économies d’énergie : couper préalablement les légumes !

 

 

4) Le four à micro-ondes

 

Considéré à tort comme radioactif par beaucoup de Français, le four à micro-ondes fonctionne par agitation des molécules d’eau contenues dans les aliments. Son rayonnement micro-onde ne réchauffe que l’eau contenue dans l’aliment ; la conduction de l’eau fait le reste.

De par la quantité d’eau utilisée (zéro !) et le temps de cuisson considérablement réduit par rapport à d’autres appareils, le micro-ondes passe pour être l’un des modes de cuisson les moins énergivores - il a besoin d’une puissance moyenne d’environ 1500 watts, soit la moitié d’un four électrique, à condition évidemment de privilégier les petites portions. 

 

 

5) Le four électrique

 

C’est la référence des gourmets pâtissiers comme des inconditionnels du gratin. Un four électrique traditionnel est doté d’une puissance de 3000 watts, mais en moyenne, il consomme entre 0,7 et 1 kW pour une heure d’utilisation. La note d’électricité ne se révèlera pas exorbitante si le four est utilisé occasionnellement pour des repas dominicaux ou des gâteaux d’anniversaire - en 2017, le prix du kilowatt a été fixé aux alentours de 15 centimes.

Mais à raison de deux heures par jour pendant une année, la facture s’envole : 109,5 euros ! Il est toutefois possible de réduire sa consommation énergétique jusqu’à 30 % avec un four basse consommation, ou en privilégiant les heures creuses. Il s'agit tout de même de l'un des appareils qui consomme le plus d'électricité chez vous.

 

 

6) Le barbecue électrique

 

En ville, il est aussi difficile de se mitonner de bonnes grillades que de marcher en forêt. C’est pour pallier cette injustice que les barbecues électriques ont commencé à inonder le marché pour représenter jusqu’à 30 % des ventes ! Et le succès n’est pas difficile à expliquer : ses prix abordables et sa consommation électrique correcte (2 kW en moyenne) y sont pour beaucoup - malgré une montée en température et une cuisson plutôt lente. Si vous déménagez dans un appartement avec une terrasse, vous pourrez à loisir profiter d'un barbecue électrique.

 

 

7) Le barbecue à gaz

 

Si vous êtes amateur de grillades, vous avez le choix entre l’électrique et le charbon. Le premier est lent à démarrer, dépendant des prises électriques alentours ; le second pollue à outrance et peut se révéler cancérigène quand il est utilisé sans modération. Le barbecue au gaz met tout le monde d’accord : il est le plus rapide à démarrer, il est « propre », le gaz naturel et le propane émettant moins de déchets que le charbon.

Pour préparer un repas destiné à 5 personnes, avec une bouteille de gaz de 5 kg à 20 euros, il vous faudra 400 g de gaz pour contenter vos invités, soit 1,60 euros pour une heure de cuisson. C’est certes l’appareil le plus cher quand il est ramené à l’heure, mais il n’y a pas mieux pour concilier impatience et comportement durable. 

 

 

8) Le barbecue traditionnel

 

Grand incontournable de l’été, le barbecue au charbon est LA star des grillades, malgré un impact désastreux sur l’environnement. Lorsque le charbon de bois entre en combustion, il libère des gaz à effet de serre ainsi que des particules fines. Une session de cuisson au barbecue peut rejeter dans l’atmosphère jusqu’à l’équivalent de 6,8 kg de gaz carbonique !

Sans mentionner la déforestation qui est exacerbée par le commerce du charbon. Mais le barbecue traditionnel a encore de beaux jours devant lui : le goût de la viande grillée au charbon reste inimitable, et les sacs de charbons sont très abordables - le sac de charbon oscillant entre 1 et 2 euros le kilo. 

Cet article vous a plu

- 11%

sur vos consommations d'électricité(1) !

Je profite de l'offre !
Sur le même thème