Qu’est ce que le coefficient de conversion du gaz ?

Les consommations en gaz d’un foyer sont exprimées en MWh sur les factures. Par contre, les mesures du compteur sont réalisées en mètre cube (m3). Afin de faciliter la facturation du gaz, le gestionnaire de réseau GRDF a mis en place le coefficient de conversion du gaz pour accompagner les tarifs réglementés. Il s’agit d’une valeur définie qui est utilisée pour convertir les mètres cubes de gaz (m3) affichés sur votre compteur en kilowattheures (kWh). Le mètre cube désigne le volume de gaz qui passe par votre compteur et le kilowattheure permet de mesurer la quantité d’énergie consommée en une heure.

 

Le coefficient de conversion n’est pas toujours le même selon les zones géographiques. Il est constitué du coefficient PCS (Pouvoir Calorifique Supérieur) ainsi que du coefficient PTA (Pression-Température-Altitude). Le coefficient PCS désigne la quantité d’énergie dégagée par la combustion complète d’une unité combustible tandis que le coefficient PTA montre les différentes conditions qui influent sur la puissance du gaz. Ces deux coefficients figurent tous sur votre facture de gaz.

 

Comment est fixé le coefficient de conversion du gaz

 

Le prix du gaz dépend principalement de votre classe de consommation. Par contre, le coefficient de conversion du gaz est déterminé selon certains critères. Il y a la localisation géographique de votre compteur, la pression de livraison, l’altitude et la composition du gaz.

Il faut savoir que l’approvisionnement en gaz sur le territoire français se divise en 2 zones géographiques bien distinctes. La partie nord du territoire est approvisionnée en « gaz B » en provenance des Pays-Bas. Dans cette zone, le coefficient de conversion varie de 9,2 à 10,1 kWh pour 1 mètre cube. Dans les autres zones, c’est le gaz H qui est consommé. Ce type de gaz provient de Norvège, de Russie ou d’Algérie. Son coefficient de conversion va de 10,3 à 12,4 kWh le m3.

coefficient de conversion gazLa pression du gaz naturel influe aussi sur votre coefficient de conversion. Ce dernier est plus faible dans les cas où les consommateurs se situent dans une zone de consommation peu importante et dont la pression de livraison varie entre 20 et 25 mbar. Les professionnels et les co-propriétés qui consomment beaucoup de gaz bénéficient d’une pression de livraison de 300 mbar.

L’altitude joue aussi un rôle capital dans la fixation du coefficient de conversion. En effet, la variation de la température et de la pression atmosphérique influe sur la densité du gaz. Ceci réduit approximativement le pouvoir calorifique du gaz à chaque changement d’altitude en partant du niveau de la mer.

Enfin, la composition du gaz n’est pas la même pour les 2 zones géographiques. Le gaz B a une teneur élevée en azote, ce qui réduit son pouvoir calorifique. Le gaz H quant à lui est plus riche en énergie, car il contient moins d’azote.

 

Pourquoi le coefficient de conversion du gaz varie-t-il ?

 

Les différents paramètres qui permettent d’établir le coefficient de conversion du gaz varient en fonction des zones géographiques. La pression et l’altitude de consommation sont des données fixes. Cependant, c’est la composition du gaz qui influe principalement sur le changement du coefficient de conversion d’année en année même à volume égal. Cela dépend généralement du lieu de provenance du gaz naturel. Si vous pensez que votre facture de gaz est élevée, n’hésitez pas à vous renseigner auprès de votre fournisseur.

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